Vendredi 1 septembre 2006
Provenance : Petites feuilles superflues à infuser de la plante du même nom, pousse dans les sous-bois du Royaume de Neutra.
Condition : Une terre riche et humide et un bon ensoleillement sont vitaux pour l’épanouissement du T’hey. Les elfes-des-bois, fidèles aux préceptes de la mère de leur Royaume, ne cueillent que les feuilles superflues et qui risquent d’étouffer la plante elle-même, après s’être bien entendu excusés et avoir expliqués à la plante que c’était pour son bien.
Conservation : Les feuilles de T’hey se sèchent en étant suspendues et exposées au soleil. On les conserve ensuite dans des grandes cruches en terres cuites. Des petits sachets de tissus seront l’idéal pour en emmener une bonne quantité avec soi en voyage.
Production : Inquantifiable. Bien que très prisé des voyageurs, le T’hey n’est cueilli que dans les conditions précitées et ne sera utilisé sauvagement qu’en cas d’absolue nécessité, sous peine, d’encourir le courroux de Neutra. Selon la légende, seul un don fait dans l’un de ses temples calmerait l’Agréable Enfant.
Garde : A consommer dans la Yano courante, sans quoi les feuilles de T’hey s’effritent dans l’eau, rendant le breuvage imbuvable.
Couleur : Donne une légère teinte orange à l’eau.
Goût : Doit se boire très chaud. Doux, agréable et fruité. Laisse un arrière goût fin et délicat sur le palais. Certains rajoutent du sucre, denrée rare et coûteuse.
Accords culinaires : Parfait pour accompagner tous les mets végétariens. Peut aussi être bu entre les repas.
Propriétés : Appelé très justement « Boisson Diplomatique », le T’hey est servi à chaque rencontre entre notables ou lors de transactions importantes tant son effet est relaxant et calmant. Le mieux et de le boire en pleine nature, car cela permettrait de se sentir en phase avec celle-ci. Attention toute fois à ne pas en abuser, sans quoi l’on risque de tomber temporairement en état de cataplexie et de voir toutes ses aptitudes paralysées.
Historique : Très vite, les elfes utilisèrent cette plante pour calmer les blessures, ou même les douleurs les plus divers, que ce soit en médications ou en cataplasmes. Durant l’Âge d’or, certains prêtres fumaient du T’hey séché dans de longues pipes en bois de cèdre lors de cérémonies tribales afin d’entrer en communion, dit-on, avec les esprits de ceux qui ne revenaient pas, c'est-à-dire aux âmes ayant quittées leurs corps pour toujours.
Le fait d’infuser les feuilles de T’hey se démocratisa pendant l’Âge Sombre, surtout pour calmer les guerriers éprouvés, à la limite de la rupture morale, qui rentraient des combats en ayant souvent perdus nombres de compagnons. Au plus fort de la guerre, les lutins, sous le strict contrôle de ceux qui devinrent les elfes-des-bois, en acheminèrent à travers tout Ganareth, faisant du T’hey une ration de survie de l’équipement de tout résistant digne de ce nom.
Et c’est durant les longues séances agitées de l’Alliance, présidées par le sage Sylvandiel, que le T’hey devint cette boisson que l’on retrouve à toute table de négociation, grâce à ses vertus calmantes.
L'on soulignera encore le fameux slogan que les elfes durent inventer qui vante les bienfaits du T'hey : « souvent imité, jamais égalé », car nombreux furent ceux, dont bien des gnomes, qui tentèrent de faire pousser du T'hey dans des contrées hors du Royaume de Neutra, mais jamais les particularité de la plante originelle ne se développèrent dans ces ersatz et seules les feuilles des plantes du Royaume de l’Agréable Enfant possèdent les vertus du T’hey.