
Encore des vers basé sur un dessin de Niitza... et également inspirés par le Culte de Diane...
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Les perles éphémères ont cessé de glisser sur tes joues,
Quand tu t’es affranchies d’eux en prenant tes jambes à ton cou,
Fuyant les profanateurs de fleurs et leurs chiennes enragées,
Qui au lieu de te consoler ont préféré t’exploiter.
Tu as abandonné le monde cruel de tes semblables,
Et d’un bref haussement d’épaules, tu rejoins celui des fables,
En quittant les plaines pour pénétrer dans de sombres forêts,
Où règnent les vieux Ents, les belles Dryades et les farfadets.
Avec pour seules amies ta colère et ta solitude,
Vêtue de haillons blancs et d’un manteau de lassitude,
Tu réduis ta peur au silence en dansant et en chantant,
Et oublies lentement tous les sévices de ta vie d’avant.
Espiègle et enjouée, tu séduis les habitants des bois,
Emus par une enfant à qui l’on a pas appris la joie,
Qui décident de t’emmener là où nul mortel n’est allé,
Là où la Dame des Bois a fait scellé son autel sacré.
Quand enfin la nuit a revêtue sa robe la plus noire,
Que le silence a capté l’attention de son auditoire,
Montant un puissant cerf, apparaît la Reine Chasseresse,
Qui t’adresse un regard empreint de chaleur et de tendresse.
Rosalie, après avoir subie la bêtise des mâles,
Aidée de tes sœurs les fées, tu vas répandre la morale,
Rosalie, ravissante mais cruelle, tu les guides à ton aise,
Fille de Diane, là où tu danses, il ne reste que des braises…
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