Grain après grain, il transforme l'avenir en passé
Nous étranglant dans ce court instant qu'est le présent
Jour après jour, il coule en un chaos régulier
Tourbillonnant calmement, inexorablement
Heure après heure, il ressert son étreinte sur nos gorges
Et sous nos jambes le sol d'argile vibre, tremble puis s'écroule
Mètre apràs mètre, l'on chute tandis que sonne l'horloge
Puis le silence nous accueil parmi l'immobile foule
Rien après tout, plus de son, de couleur ou d'odeur
En son sein l'éternité nous a emprisonné
Toi après eux, mes souvenirs s'estompent et j'ai peur
Prisonnier bercé dans léternité, oublié...
Par Sadra
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Pour préserver la beauté de son seul amour
L’immortelle Dame du Froid a perforé son cœur
Libérant son âme afin de confier son corps
A sa sœur Hiver qui de glace enserre le mort
Pour que dans cette prison sa beauté demeure
Elle pourra ainsi pleurer son amour chaque jour…
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Ces quelques vers ont été inspirés par deux dessins de Magali Villeneuve (http://mvilleneuve.over-blog.com/) : Le Baiser de la Mort et La Promesse (que j'ADORE !!!)
Par Sadra
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Comment guérir ces atroces brûlures,
Sans devoir t'imposer mes morsures...
Tu subis toutes ces sanglantes blessures,
Sans jamais atteindre la rupture...
Sans ton amour la vie est trop dure,
Tes sentiments pour moi sont ma cure...
Regarde donc cette sadique ordure
Ainsi jouir de ce que tu endures...
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Vers inspirés par ce dessin (droits : Blizzard / Starcraft) que TrolKabu m'a envoyé.
Par Sadra
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Cette nuit, point de lune, d’étoiles ou de lumière,
Seulement les tremblements et l’obscurité.
Des cris, des pleurs, la chaleur, des coups de tonnerre,
Puis un silence que seule la mort peut apprécier.
Les lourds nuages noirs s’estompent et tous désespèrent,
Nul ne voit encore ce que tous ont devinés.
Le matin lève son pudique voile de poussière
Sur le chaos de la ville toute dénudée.
Ruines et métal fondu emmêlés à la terre,
Rien ne subsiste de ce qui a jadis été.
Du haut de sa démence, ses yeux embrassent l’enfer
Cheveux dansants au vent, il reste là, figé.
Sa lame à la main il contemple ce cimetière
Où les corps et les âmes sont enfin déliés.
Après la peur et la douleur vient la colère,
Impuissante face à ce qu’on ne peut tolérer.
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Inspirés par ce dessin, que TrolKabu m'a envoyé.
Par Sadra
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