Démence

Publié le par Sadra

Cette nuit, point de lune, d’étoiles ou de lumière,
Seulement les tremblements et l’obscurité.

 

Des cris, des pleurs, la chaleur, des coups de tonnerre,
Puis un silence que seule la mort peut apprécier. 

 

Les lourds nuages noirs s’estompent et tous désespèrent,
Nul ne voit encore ce que tous ont devinés.

 

Le matin lève son pudique voile de poussière  
Sur le chaos de la ville toute dénudée.

 

Ruines et métal fondu emmêlés à la terre,
Rien ne subsiste de ce qui a jadis été.

 

Du haut de sa démence, ses yeux embrassent l’enfer
Cheveux dansants au vent, il reste là, figé.

 

Sa lame à la main il contemple ce cimetière
Où les corps et les âmes sont enfin déliés.

 

Après la peur et la douleur vient la colère,
Impuissante face à ce qu’on ne peut tolérer.

 

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Inspirés par ce dessin, que TrolKabu m'a envoyé.

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Publié dans Rêveries

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