Le Poldore
Provenance : Alcool fort fait à partir de ces céréales à la tige très longue et résistante appelées « Blayz » que l’on ne trouve que dans le Royaume de Hel et dont on distille les épis.
Condition : La teneur en fer de ces longues céréales ont tendance à attirer la foudre, ce qui est semble-t-il nécessaire à ce que les germes puissent devenir des graines et former les épis qui seront distillés. Nul n’a encore pu expliquer ce phénomène biologique et météorologique unique.
Conservation : Gardé dans des tonneaux de bois très jeunes, qui ne servent que deux ou trois Yano, durant au maximum deux Sezone, pour ne pas que qu’il prenne trop le goût du contenant, le Poldore est ensuite mis en bouteilles, dont la qualité doit être irréprochable afin que l’alcool ne s’évapore pas et afin que les filaments soient parfaitement visibles.
Production : Ni plus ni moins que sept mille sept cent septante-sept bouteilles de sept décilitres chacune. Un contrôle précis et intransigeant est effectué et la répartition entre les ayant droit et les quotas des marchands sont respectés rigidement, selon des calculs et des tabelles de distributions ayant faits leurs preuves par le passé.
Garde : Bien conservé dans des endroits secs et tempérés, le Poldore, si la bouteille est parfaite, peut être vieilli jusqu’à plus de cent vingt Yano, mais la coutume veut qu’on boive le Poldore lorsqu’il a septante-sept Yano d’âge.
Couleur : D’une teinte bleue sombre, l’on doit, quand on redresse lentement une bouteille couchée, voir des filaments blancs partir du sommet pour descendre vers la base de la bouteille. Dans un verre, ces filaments seront formés en tournoyant légèrement le verre sur lui-même, le but étant que la traînée, horizontale, cette fois, se « morde la queue », comme l’on dit.
Goût : Fort et acide, le Poldore a un léger et étrange goût de métal auquel on prend très vite goût. Se boit en petite quantité et très lentement, entre amis ou entre collègues. La tradition veut aussi que la personne qui boit chaque soir une goutte de Poldore, en commençant sa bouteille le Yoldjay de Enn’Vor Pring et en la terminant le Djaygot de Katt’Nar’Winiver aura la force nécessaire pour mener ses affaires à bien le Yano suivant.
Accords culinaires : Aucun. Le Poldore est une boisson qui s’apprécie en petite dose de dégustation et qui se savoure.
Propriétés : Redonne de la force. En contre partie, peu gêner la réflexion et la concentration, c’est pourquoi l’on en boira plutôt le soir, quand tout travail mental sera terminé.
Historique : Des millénaires durant, en fait dès qu’ils arrivèrent et s’établirent dans ce Royaume désert afin d’y construire ce qui allait devenir Ouraniath, la tour au seize étages et qui abrite les vestiges de la civilisation Korrigan, les humains tentèrent de cultiver et de faire quelque chose du Blayz sans jamais y parvenir. Ce n’est qu’à la fin de la guerre contre Dragoon que les hauts-elfes s’intéressèrent à cette céréale étrange. Seule leur intelligence et leur ténacité leur permirent, après bien des années de recherches et de tentatives infructueuses, de réussir à en faire le Poldore, la boisson qui devint très vite très recherchée.
C’est pourquoi, en quelques années, les hauts-elfes mirent en place un système de surveillance de l’écoulement du Poldore. Non pas tant pour en limiter la consommation, quoique ce soit l’avis de certains humains quelques peu accrocs à cette boisson, mais plutôt pour tenter de satisfaire le plus grand nombre. Le Blayz est peut-être robuste et demande peu d’entretien, mais le Poldore n’en est pas moins une boisson difficile à concevoir et l’on ne peut se permettre d’en gaspiller.